http://www.OneLittleAngel.comConfucianisme: la religion confucéenne

Une pensée politique et sociale

Si l'on peut penser que certains des textes exposant la doctrine de Confucius ont été rédigés par le maître, sa pensée est essentiellement connue grâce à une compilation de ses aphorismes rassemblés par ses disciples dans un recueil intitulé Entretiens familiers (Lunyu).

L'ordre politique et social constituait la principale préoccupation de Confucius, qui était conscient du rôle complémentaire des princes – détenteurs du pouvoir – et des intellectuels – détenteurs du savoir – dans la société chinoise de son temps. Afin d'assurer la légitimité et l'autorité de l'État, les féodaux s'appuyaient, en effet, sur la classe des fonctionnaires lettrés, qui fournissaient le gros des commis de l'État: administrateurs, législateurs, magistrats, trésoriers, inspecteurs, conseillers politiques, «ingénieurs». Or, tout en constituant la cheville ouvrière de l'État, ces intellectuels étaient exclus des privilèges héréditaires (fiefs, honneurs) des princes. Trop attachés aux hommes puissants qu'ils servaient, ils étaient peu enclins aux innovations sociales et politiques. Et pourtant, souvent méprisés, voire spoliés, par les féodaux, beaucoup d'entre eux appelaient de leurs vœux un système social dans lequel leurs mérites seraient dûment reconnus.

Les intellectuels se référaient parfois à un prétendu âge d'or où des personnages mythiques (Shen Nong, Huangdi ou l'empereur Jaune, Zhuanxu, Yao, Yu le Grand) avaient gouverné la Chine, dans le seul souci du bien du peuple, avec l'aide de sages illustres. Ils spéculaient donc sur un État idéal, conduit par un roi (wang) mandaté par le Ciel (d'où son surnom de «Fils du Ciel»: Tianzi). Le rôle de ce souverain était de gouverner selon les «Cinq Principes», qui garantissaient l'harmonie sociale, ...

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QUELQUES CITATIONS

ans la pratique soutenue (gongfu) de l'étude, même à supposer que l'on ait réussi à se défaire de tout penchant, de tout désir de prestige et de profit, pour peu que l'on garde le moindre fil de pensée pour la vie et la mort, alors l'esprit tout entier ne pourra être parfaitement serein et délié. Les considérations sur la vie et la mort nous viennent avec la vie elle-même, aussi n'est-il pas facile de s'en défaire. Mais pour peu que l'on arrive à voir au travers, à les transpercer de part en part, alors c'est l'esprit tout entier qui coule de source sans obstacle. C'est là l'étude qui va jusqu'au fond de la nature pour rejoindre le destin.

Citation n° 284: Wang Yangming  (1472-1529), philosophe chinois, Confucianisme, Néoconfucianisme

'est un qi immense et vigoureux. S'il est nourri de droiture sans subir de dommage, il emplit tout l'espace entre Ciel et Terre. C'est le qi par lequel sont mis en adéquation le sens moral et le Dao, faute de quoi il dépérit. Il naît de la pratique cumulative du sens moral et non d'actes ponctuels. Pour peu que le comportement ne soit pas en accord avec le cœur, il dépérit.

Citation n° 481: Mencius  (Shandong, v. 372 — ?, v. 289 av. J.-C.), philosophe chinois, Confucianisme

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